Éditorial – Journal du Plateau n°79 – avril 2019

Après la disparition rapide de notre regretté président Gérard Mari, avec les autres membres du bureau de notre association, j’ai maintenu normalement la conduite de celle-ci jusqu’à notre dernière assemblée générale fin janvier. J’y attendais la relève après25 ans de présence et d’engagement auprès de Gérard.

Le 12 mars 2019, les membres du C.A. (Conseil d’Administration) m’ont demandé de continuer encore un peu et de les aider à préparer l’avenir. Le monde associatif est fragile et souffre du manque de renouvellement de ses bénévoles. Et il y a des défis à relever, mais aussi des atouts à défendre pour notre quartier !

Pour s’entraider les associations de quartiers se rencontrent et essayent de mutualiser leurs demandes récurrentes, d’où les concertations communes avec la municipalité sur le stationnement, la propreté, les commerces en déshérence, les services publics et surtout sur les modifications du PLU face au développement spéculatif immobilier en zones d’habitats individuels. On ne voudrait pas que ce tissu urbain soit menacé de disparition.Comme on l’a lu dans divers articles, il y a depuis peu, un mouvement d’architectes qui s’est levé pour réhabiliter les transformations pavillonnaires en densifiant intelligemment, sans raser l’existant pour y installer du grand collectif. On aimerait que le service de l’urbanisme explore avec les habitants les possibilités d’évolution de cet habitat. Il y a là un grand potentiel de logements partagés,de mixité sociale, intergénérationnelle, avec des quartiers vivants et densifiés, mais à hauteur réduite. Selon ses penchants on doit pouvoir choisir son type de quartier, sans désordres ni méli-mélos provoqués par la diversité de l’offre.

De même, il faudra participer au développement durable au cours de l’aménagement urbain. La puissance publique doit aider les particuliers à revoir l’isolation thermique en vue de la transition énergétique et tout ce qui peut aider le citoyen dans« l’urgence climatique ». Sachant que tout cela a un coût mais peut être aidé financièrement à différents niveaux administratifs.

Le « Grand Débat » a réveillé le désir citoyen et la volonté participative. En vue des prochaines élections municipales, on ne devrait pas tarder à voir se préciser les agendas politiques, les programmes, les projets des différents partis ! On entend déjà murmurer par certains qu’ils croient à une refondation de l’opposition, ou qu’ils parient sur une certaine usure de la majorité que d’autres ne voient pas du tout venir, assurés de l’infaillibilité de leur action! On verra qui propose quoi. On est preneurs de visions d’avenir bénéfiques.

Jean-Louis Brossier
Président de l’Association du Plateau
Avril 2019

 

Gérard Mari nous a quitté – 2 novembre 2018

C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Gérard Mari, Président de l’Association du Plateau et figure de la vie locale fontenaysienne.

Ses obsèques auront lieu lundi 12 novembre à 10h30 au cimetière de Fontenay-sous-Bois. Ses amis et ses voisins y sont conviés pour lui rendre un dernier hommage.

Toutes nos pensées vont à sa femme Nicole et à son fils.

 

Éditorial – Journal du Plateau n°77 – octobre 2018

Notre Association du Plateau va fêter ses 25 ans cette année.

Elle a été créée en 1993. Son premier président fut Monsieur Lucien Banroques, rue Fabre d’Églantine.

Ensuite d’autres « tirèrent » l’association qui, à ma demande, changea de nom. Elle quitta le guerrier « Comité de Défense du Plateau » pour devenir « Association du Plateau », riche depuis des années de plus de 200 adhérents à jour de leur cotisation. Elle connut plusieurs présidentes et présidents : Lucienne Viers, Cécile Doussinaud, Jean-Louis Brossier et Gérard Mari à plusieurs reprises.

Très rapidement nous eûmes un forum sur Internet, puis un autre, jusqu’à l’actuel Forum du Plateau riche de 100 000 messages: http://www.plateaufontenay.net/

Un site informatif et monographique de notre quartier fut également créé et enrichi au fil des années: http://fontenayplateau.net/ ou http://fontenayplateau.info/

Le journal papier, d’apparence très modeste au début, se présente désormais sous une forme agréable de huit pages agrafées et en couleurs et qui en est à son 77e numéro. N’oublions pas le petit journal télématique PNI (PlateauNetInfo) qui doit prochainement sortir sa 116ième édition pour ceux qui sont connectés, adhérents ou non.

25 ans ce n’est pas rien !

C’est un long débat pour protéger et améliorer notre quartier et notre ville.

Nous y reviendrons.

Gérard Mari
Président de l’Association du Plateau
Octobre 2018

Éditorial – Journal du Plateau n°75 – avril 2018

Résister, s’indigner, s’opposer, refuser de se soumettre, transgresser, combattre, contredire, se révolter, dégager, autant de verbes très employés à Fontenay … et enfin comme le propose le mot d’ordre lancé par Monsieur le Maire pour 2018 à Fontenay, OSER !

Osons donc.

Osons demander plus d’entretien pour notre ville, osons solliciter une sécurité accrue notamment par une augmentation en personnels et en moyens de la police municipale et la pose de quelques caméras de vidéosurveillance aux endroits clé de la ville, osons demander des stationnements et parkings pour les voitures et camions, osons demander un plus grand intérêt pour l’aspect général de la ville, ses espaces et bâtiments publics, ses façades, ses rues, osons, oui osons…

Résistons aux transgressions des règles établies par la loi ou la collectivité, refusons de nous soumettre à des idéologies – quelles qu’elles soient – qui modifient sans concertation notre environnement, nos modes de vie, notre urbanisme.

Indignons-nous des excès, des dépenses inutiles, des déferlements d’une communi cation souvent stérile, n’hésitons pas à contredire, mais surtout participons, soyons présents, existons en tant que citoyens.

Lorsque sur des pages et des pages du journal municipal on nous explique en quadrichromie que les 400 personnes « sondées » lors d’une enquête réalisée à la demande de la mairie expriment la prétendue satisfaction béate à 95 % des 53 000 habitants de la ville ne nous laissons pas berner. Il y a tromperie. Réagissons.

Mieux qu’OSONS, propOSONS.

PropOSONS des conseils de quartiers repensés et constructifs, une prise en compte des demandes des habitants et de leurs associations, propOSONS une redynamisation des quartiers, du commerce local, des marchés, propOSONS une véritable concertation citoyenne et non des effets d’annonce ou de communication, propOSONS de recentrer l’énergie des élus et les dépenses communes sur notre ville avant tout autre objectif, propOSONS… PropOSONS comme le fait, entre autres, l’Association du Plateau. Ne nous décourageons pas, continuons, exigeons…

Gérard Mari
Président de l’Association du Plateau

 

Assemblée générale de l’Association du Plateau 2018

Cher Amis et adhérents de l’Association du Plateau,

Le compte rendu de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 28 janvier dernier est désormais disponible.

Celles et ceux qui n’ont pu assister pourront ainsi vivre virtuellement cet évènement annuel de notre association.

N’hésitez pas à le diffuser à votre entourage, parents ou voisins pour que ceux-ci aient connaissance des actions menées, notamment par les membres du Bureau, présence aux manifestations municipales comme les réunions des conseils de Quartier, conseils municipaux ou autres réunions intéressants notre Quartier.

Vous pouvez commenter ce compte-rendu sur le forum de l’Association

 

Éditorial – Journal du Plateau n°74 – janvier 2018

Ils ne sont jamais contents ! « Ils » ce sont de très nombreux habitants et commerçants des quartiers du Plateau, Victor Hugo, des Ardoises, des Mocards, des Parapluies… de toute la ville.

Paradoxalement les mêmes « ils » se réjouissent, épisodiquement, des aides diverses, des repas collectifs, des colis de fin d’année ou des témoignages chaleureux de la collectivité, donc de chacun d’entre nous par municipalité interposée. Mais ne nous y trompons pas les mêmes zélateurs d’un jour deviendront souvent, le lendemain des accusateurs ou pour le moins des mécontents.

D’une part, le discours des élus locaux, en écho avec l’état anxiogène national, a des accents de morosité, d’angoisse et de désespoir et d’autre part, la vitalité revendicative des habitants ne s’essouffle pas pour autant en ce qui concerne les services publics, les transports, la sécurité, la santé, l’école, la qualité de notre proche environnement.

On leur dit « que la bataille du climat est presque perdue » (E. Macron), que « notre commune est attaquée » (J.-P. Gautrais), que les réformes territoriales vont engendrer des désordres graves dans leur quotidien, des impôts nouveaux, un déclin annoncé sur tous les plans, celui de l’économie, des services publics, de l’autonomie des communes, de la société elle-même.

Alors dans ce décors noir et gris « ils », ces habitants qui ne sont jamais satisfaits, osent revendiquer des chose simples qui relèvent de la gestion municipale : un éclairage public fiable, une voirie mieux entretenue, une gestion du stationnement des automobiles, une écoute concernant l’état du marché Verdun, quelques caméras de vidéosurveillance, un projet de ville notamment pour ce qui concerne les services médicaux menacés, une attention plus importante apportée à l’entretien des espaces et des bâtiments publics. Ces quelques exigences qui outrepassent le traditionnel caractère râleur des Français, par leur bon sens et la modestie de leur nature, ne paraissent pas, pour le moment, compatibles avec cette fameuse « solidarité » devenue le mot fétiche de la ville.

Une ville… solidaire, évidemment, prônée par le Maire, illustrée par une semaine de poésie « solidaire », une autre semaine de « l’Internet solidaire », sans oublier les actions de solidarité de la mairie, donc de nous, avec telle ville africaine, telle situation au Moyen Orient ou ailleurs, cela ne semble pas satisfaire les « jamais contents. « Ils » seraient donc égoïstes, à courte vue, sans empathie avec les malheurs du monde ? Certes non, ils se mobilisent, délèguent, s’unissent comme pour le Téléthon local ou les dons du sang. Cette apparente contradiction entre les « satisfactions » et les « légitimes revendications » de gens tranquilles devrait se résoudre au plus près des habitants, par des actes, des preuves, des aménagements, une meilleure écoute démocratique. Ce n’est hélas pas le cas.

On peut espérer que Monsieur le Maire et sa majorité accompliront, en 2018, ce qui n’a pas été entrepris voire négligé depuis des années. C’est un vœu pour nos quartiers et l’amélioration de notre quotidien.

Au nom du conseil d’administration je souhaite une bonne année à nos 208 adhérents, à leurs familles, voisins et amis en attendant le plaisir de les rencontrer à l’Assemblée Générale du 28 janvier à l’école Michelet (9h30).

Gérard Mari
Président de l’Association du Plateau

 

Éditorial – Journal du Plateau n°73 – novembre 2017

Politique ou pas politique? Telle est la question.

Une association de quartier comme la nôtre se la pose en permanence et veille à ne pas enfreindre la neutralité déclarée dans ses statuts. Et ce n’est pas facile !

Il ne faut cependant pas confondre « la politique » avec l’esprit partisan ou l’idéologie. La moindre recherche documentaire nous indique que la politique, en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général dans lequel une société ou une population est gérée par ses dirigeants.

C’est bien pour cette raison et sur cette conception non partisane de la politique que le Plateau est amené à discuter des décisions toujours orientées idéologiquement prises par les élus qui dirigent la ville. En effet, toutes leurs positions, leurs actions sont, elles, systématiquement guidées par des options en rapport avec la ligne de leurs partis. Les mots qui reviennent dans le discours de ces dirigeants sont ceux des ténors de leurs formations politiques et brouillent leur message au plan local.

Vous vous plaignez de l’état des rues, on vous répond par une affiche accueillant avec bonheur la pousse des herbes sauvages qui sont les bienvenues, vous demandez un marché mieux tenu, une sécurité accrue, un environnement amélioré on vous renvoie la balle sur des structures administratives éloignées et nécessairement oppressantes comme le Territoire, la Métropole du Grand Paris, le Département, la Région, l’opposition, le gouvernement, voire l’Europe ou la mondialisation.

Ce dialogue est compliqué. Il est fondé sur des codes de langages et de pensées d’élus, bien différents des nôtres car nous sommes beaucoup plus soucieux des réalités quotidiennes et locales concrètes. Nous constatons une écoute insuffisante des habitants et de leurs associations par le maire et sa majorité, par exemple pour la gestion du marché Verdun, pour l’entretien du cimetière, pour la vidéosurveillance, le stationnement, etc. Nous regrettons une concertation insuffisante et un certain mépris des revendications des habitants et des associations de nos quartiers Plateau et Victor Hugo. On se rend compte que les membres du conseil d’administration de votre association ont bien du mérite à croire encore à cette démocratie participative qu’on nous vante depuis tant d’années.

Le civisme, le devoir électoral, la citoyenneté, l’amour de nos quartiers et de notre ville, la convivialité, sont les éléments les plus importants de notre action. Nous ne céderons pas face à des décisions ou à des paroles visant à nous conduire soit au silence soit à l’alignement servile. Nous pensons que plus nous serons nombreux à faire valoir, hors de toute attitude partisane, cette demande de bonne gestion de notre environnement, des services et de nos impôts, plus nous serons forts.

Parlez de l’Association du Plateau autour de vous, diffusez ce journal à vos voisins afin que nos rangs grossissent. Nous serons peut être ainsi mieux entendus.

Gérard Mari
Président de l’Association du Plateau

 

Éditorial – Journal du Plateau n°72 – juin 2017

C’est fait. La France a un président, un gouvernement, une représentation nationale et 5 années pour redresser une situation que beaucoup de spécialistes jugent inquiétante.

Cette inquiétude est-elle justifiée pour un pays qui a su surmonter tant de catastrophes, de drames et de révolutions en tous genres dans son histoire ? Sommes-nous condamnés au pessimisme ou au déclinisme? Rien ne se fera sans la majorité des Français rassemblés sauf si l’abstention engourdit l’action et les esprits.

Notre ville a participé à ce long débat politique aux multiples rebondissements et le moment vient de nous recentrer sur notre quotidien, sur notre environnement sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de sa sécurité, de ses équipements, de son entretien, de ses aspects sociaux, urbanistiques, culturels, de ses services publics, de ses commerces et de sa vie
quotidienne.

Notre cercle de proximité ne doit pas, certes, nous faire oublier les grands problèmes mais l’inverse est vrai aussi. Nous avons changé de député, c’est maintenant un Vincennois qui portera notre voix au Palais Bourbon. Souhaitons qu’il nous entende et se fasse entendre. Nous attendrons, comme vous, la mise en place des mesures annoncées pour le pays en espérant que l’automne ne sera pas troublé par des violences de rues ou des chocs douloureux.

Par respect pour la diversité de vos opinions et en accord avec nos statuts, notre association est restée neutre dans les nombreux épisodes de ces mois de campagnes électorales.

La municipalité, qui est un organisme politique démocratiquement élu, a évidemment affiché des positions et des choix partisans. Le maire et d’autres élus ont signé, soutenu, appelé, renié, conclu, dénoncé, applaudi ou déploré.

Mais les problèmes locaux récurrents restent ou même vont apparaître sous des formes inattendues. Les impôts, la disparition annoncée des départements donc du Val-de-Marne et de son conseil départemental, le rôle du Territoire 10 et de son intercommunalité encore imprécise, la place écrasante ou épanouissante de la Métropole du Grand Paris, aussi bien pour les questions de développement, d’emploi que d’urbanisme ou de transports seront au cœur des préoccupations dans les années qui viennent.

Dans nos petites rues si fleuries en ce moment par les habitants, nous ne serons pas à l’écart de ces grands mouvements, de ces éventuels désordres sociaux, il importe que notre vigilance citoyenne reste active, que nous soyons présents, que nous ne nous abstenions pas de l’évolution de notre ville. Nous avons notre mot à dire, sur tout. L’école de notre quartier, l’évolution de notre ville, la place du débat démocratique, la gestion des finances publiques, les problèmes locaux sont là. Dès septembre les premières manœuvres pour les élections municipales de 2020 vont commencer, discrètes d’abord mais néanmoins pugnaces, elles opposeront un modèle en place depuis 50 ans à un autre encore mal défini. Rien n’est écrit, tout est possible, c’est le peuple qui décidera.

Profitons donc, d’ici là, de belles vacances, d’un été généreux et gardons le moral.

Gérard Mari
Président de l’Association du Plateau